Une cheffe de choc

Publié le par F.

La langue française aurait-elle plus de libertés chez nos voisins suisses ? En tout cas, voici un titre qu'on ne voit pas encore fleurir dans les articles de presse de l'hexagone : "la police genevoise a une cheffe".

Est-ce parce que les femmes sont peu nombreuses à la tête de nos services de police, ou bien  parce que le mot "chef" ne se décline pas encore au féminin chez nous ? Il faudrait pourtant se rappeler que ce nom vient de caput, capitis (la tête, substantif féminin !) qui a donné aussi capitale.

En tout cas, la ville de Genève ne s'embarrasse pas des attributs de genre et n'hésite pas à mettre une femme, jeune (36 ans), polyglotte puisqu'elle pratique 5 langues, et experte en sciences forensiques* à la tête justement de sa police.

 

* en poursuivant notre quête de vocabulaire ce matin, on apprend ainsi que cet adjectif est un synonyme de balistique.

Savoir qu'on emploie aussi l'expression "sciences forensiques": «Les sciences forensiques se définissent comme l'ensemble des principes scientifiques et des méthodes techniques appliqués à l'investigation criminelle, pour prouver l'existence d'un crime et aider la justice à déterminer l'identité de l'auteur et son mode opératoire. L'adjectif forensique (qui appartient à la cour de justice, qui relève du domaine de la justice) est un néologisme. Il vient du latin forum (place publique, lieu du jugement dans l'Antiquité). Il fait partie du vocabulaire de pratiquement toutes les langues qui nous sont proches comme l'allemand, l'italien et l'anglais, mais son usage est récent en français.» (source: Institut de police scientifique et de criminologie, Université de Lausanne, Suisse)  Source

Publié dans féminin Monde

Commenter cet article