Une franco-iranienne à Roland-Garos

Publié le par F.

Il s'agit d'Aravane Rezai, qui après être sortie des qualifications vient de passer le 2e tour. Vous savez sans doute déjà, si vous suivez un peu ces rencontres de tennis, qu'elle se déplace en métro et que son entraîneur de père s'est endetté pour que sa fille puisse participer aux tournois du grand chelem.

En bon pédagogue, le papa commente ainsi la réaction de la direction du tournoi qui avait décidé de ne pas offrir d’invitation à sa fille malgré son bon classement actuel (142e mondiale) : « Ils ont bien fait de nous refuser l’invitation, ça nous a motivés comme jamais... »

On pourrait en tirer des réflexions intéressantes sur les critères de la motivation (en milieu sportif ou ailleurs !). Mais il faut aussi voir en face d'autres aspects, quand les problèmes deviennent réels, voire insurmontables : en bonne musulmane, si Aravane ne suit pas toujours les canons du code vestimentaire iranien (dur pour être efficace sur un court de tennis), elle refuse toutefois de faire la bise aux garçons et a fortiori aux hommes qui lui remettent des trophées : une poignée de main lui suffit. Mais les choses se compliquent fortement quand, l'an dernier, grâce à son succès au premier tour de Roland-Garros, elle aurait pu jouer les qualifications de l'US Open. Ses parents n'avaient pu obtenir de visa pour les Etats-Unis.

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